• Langues du site :

extinction des espèces

Selon les meilleures estimations, le rythme actuel de l’extinction est 1000 à 10 000 fois plus rapide que le rythme moyen à l’échelle géologique : un mammifère sur quatre et environ 12 000 espèces de plantes sont menacés d’extinction.

  • La cause première est la destruction de l’habitat associé à la surexploitation des milieux par l’homme
    • Ainsi, le sort de 28 % des 8600 espèces d’arbres menacées dans le monde entier est lié à la surexploitation des forêts.
    • La pêche est un des cas où l’on admet généralement que les pressions du commerce sont responsables du déclin des espèces. En effet, 22 % des stocks halieutiques commerciaux du monde sont surexploités ou épuisés.
  • La seconde grande source directe de l’extinction des espèces : l’invasion biologique Les espèces animales ou végétales invasives peuvent être très nuisibles aux espèces locales qui, ayant évolué en leur absence, n’ont développé aucune défense contre elles, que ce soit pour répondre à une prédation ou à une compétition.
    • Le crapaud-buffle (Bufo marinus). C’est un très gros crapaud très vorace et très envahissant. Depuis l’Amérique du Sud, on l’a introduit à Hawaï et, de là, dans le Nord du Queensland (Australie orientale) en 1935 pour combattre (en tant qu’auxiliaire de lutte biologique) deux hannetons de la canne à sucre (Coléoptères ScarabéidésMélolonthinés). Dès 1941, il apparait évident que cet insectivore ne joue absolument pas son rôle de mangeur de hannetons. Depuis, d’inutile ce crapaud est devenu franchement nuisible, dévorant tout ce dont la taille est inférieure à celle de sa bouche (depuis l’oisillon jusqu’à l’Abeille domestique en passant par les amphibiens autochtones) et empoisonnant tous (ou presque) ceux qui tentent de l’avaler (du crocodile au dingo en passant par le serpent). B. marinus est, en effet, venimeux. Ses têtards ont quelques ennemis (des larves de libellule et des dytiques) hélas sans impact sur la dynamique de ses populations. L’élimination du Crapaud-boeuf est devenu pratiquement "un devoir civique" en Australie, du fait des ravages terribles que cet allochtone commet dans la faune indigène.
    • la tortue de Floride ou tortue à oreillons rouges (Trachemys scripta elegans). Elevée aux Etats-Unis à seule fin d’exportation, la tortue de Floride a rejoint l’Europe par milliers chaque année jusqu’en 1997, année de l’interdiction. Elles étaient si mignonnes ces tortues, toutes vertes, guère plus grosses qu’une pièce de 2 euros. Mais bien chauffées, bien nourries, ces petites bêtes grossissent vite. Dans son milieu naturel cette tortue peut atteindre une taille de 40 centimètres et peser jusqu’à 8 kg !
      Mais quel est l’impact de la tortue de Floride sur l’environnement ?
      Quand on garde cet animal chez soi, il n’y a pas de problème. Le problème devient indiscutable quand ces tortues sont lâchées dans la nature. Elles n’ont pas de prédateur en Europe et entre en concurrence avec la cistude (Emys orbicularis) tortue autochtone et n’hésite pas à manger les jeunes tortues lorsque l’occasion se présente. De plus, les jeunes tortues de Floride sont franchement carnivores mais avec l’âge elles deviennent progressivement omnivores. Elles ont un appétit féroce et elles mettent à leur menu : insectes divers et variés, alevins, têtards… En grandissant elle s’attaque à des proies plus importantes comme des grenouilles, des crapauds, les poussins des oiseaux nicheurs des marais et des poissons.
      Les prélèvements effectués sur la faune locale sont assez importants et pourraient avoir, en cas de concentration, des effets irréversibles.
  • la pollution