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Biodiversité des écosystèmes

Pour les écologistes, la biodiversité est aussi la diversité des interactions durables entre espèces. Ces dernières font référence aux espèces, mais aussi à leur environnement et à l’écorégion colonisée.
Dans chaque écosystème, les organismes vivant en biocénose font partie d’un tout. Ils interagissent les uns avec les autres, mais aussi avec l’air, l’eau et le sol qui les entourent (facteurs abiotiques). L’homme peut difficilement bouleverser tout un écosystème mais grâce à sa technologie il peut malgré tout le modifier de manière permanente à l’échelle régionale (50 000km2), notamment en construisant des barrages hydrauliques plus vastes que la Suisse comme le barrage des trois gorges construit sur le Yang Tsé, en Chine.

  • processus et productivité
    La biodiversité des écosystèmes évoque le complexe dynamique formé par les communautés de plantes, d’animaux et de micro-organismes dans leur milieu non biologique, qui agissent comme une unité fonctionnelle. Les processus biologiques issus de l’interaction entre les différentes espèces comprennent
    • la pollinisation,
    • la dispersion des semences,
    • la prédation
    • et la symbiose

et les interactions entre les éléments biologiques et non biologiques de l’écosystème comprennent

    • le recyclage des éléments nutritifs,
    • la formation des sols
    • et la filtration de l’eau.

Ces « services des écosystèmes » sous-tendent le développement au niveau local mais peuvent avoir une incidence, au niveau régional et même mondial : la perte de couvert forestier peut contribuer aux changements climatiques et les activités agricoles à la sédimentation des récifs coralliens.

  • Maintien de la productivité du paysage L’utilisation par l’homme des produits provenant d’espèces et des services des écosystèmes fait partie intégrante de la biodiversité des écosystèmes depuis très longtemps. Utilisation est synonyme de changement dans la composition, la structure et les fonctions de l’écosystème. L’ampleur des changements varie selon l’intensité de l’exploitation, la mesure dans laquelle la régénération naturelle est favorisée ou selon les ressources attribuées à la remise en état.

Le développement humain dépend, à bien des égards, du maintien des services des écosystèmes pour que les paysages restent productifs (ce qui est souvent possible malgré la disparition de nombreuses espèces).

Toutefois, dans de nombreux pays en développement, on constate :

    • une perte importante d’habitats et d’écosystèmes, à mesure que les ressources sont surexploitées, que les terres sont livrées à l’agriculture, au développement urbain et aux infrastructures
    • et la terre, la mer et l’air sont pollués.