Biodiversité génétique
Pour les généticiens, la biodiversité est la diversité des gènes et des organismes :
Ils étudient les processus, tels que les mutations, les échanges de gènes et la dynamique des gènes se produisant à l’échelle de l’ADN et en permettant l’évolution.
La fréquence et la variété des gènes à l’intérieur et entre les populations de la même espèce (variétés de plantes ou races d’animaux) est appelée biodiversité génétique.
La variation génétique est une qualité fondamentale de toutes les entités biologiques – les populations de plantes cultivées et d’animaux domestiqués, leurs parents sauvages et d’autres populations sauvages. Elle est le moteur de l’évolution.
C’est l’information génétique qui nourrit les programmes de sélection de plantes et d’animaux. En influant sur les processus de l’évolution, par la sélection artificielle, on a considérablement amélioré les cultures et le bétail. La biodiversité génétique peut s’appauvrir sans qu’il y ait, nécessairement, perte d’espèces.
Prenons l’exemple de la tomate, fruit aussi commun que la pomme de terre aux qualités gustatives certaines. Du moins, c’était le cas il y a longtemps,… Saviez-vous qu’il existait plus de 7 000 variétés de tomates en 1900 ? Aujourd’hui, l’ Union Européenne en dénombre environ 150 dont 70 variétés sont commercialisées mais 2 ou 3 seulement se retrouvent sur nos étales, une manière de standardiser notre alimentation au détriment de la biodiversité. La cause principale est l’expansion de l’agriculture commerciale qui encourage la monoculture.
Les nouvelles variétés qu’utilise souvent l’agriculture commerciale ont remplacé les variétés agricoles traditionnelles très diverses et conduit à leur disparition. Jusqu’à 90 pour cent des variétés de chou, de maïs et de tomate, par exemple, ont disparu relativement récemment et avec elles nous avons perdu des connaissances vitales sur la production des différentes variétés et races et les sols où elles prospéraient.
La biodiversité génétique d’aujourd’hui est le résultat de millions d’années d’évolution et d’adaptation et l’information accumulée pendant les temps géologiques est une ressource irremplaçable. La technologie moderne ne peut en reproduire qu’une fraction de sorte que toute perte de biodiversité génétique est, en général, définitive.
